Cyberattaques : réflexes de base pour se protéger

Face à la recrudescence des cyberattaques auprès des entreprises et des particuliers, Olivier Pavie, consultant et formateur dans les Nouvelles Technologies, le Numérique et le Marketing Digital nous donne quelques conseils sur les premiers réflexes à acquérir afin de ne pas se faire piéger systématiquement.

Les risques de cyberattaques augmentent d’année en année. Pour les entreprises, le potentiel de risque d’une cyberattaque ne peut plus être négligé. Chacune d’entre elles doit en prendre conscience et imaginer les risques qu’elle prend à ne pas y songer. Elle se fait souvent accompagner pour préparer cela, mais il y a encore bien des négligences. Pourtant, entre l’audit et les formations professionnelles, il y a de quoi être informé, conseillé et formé. Pour un particulier, en revanche, c’est beaucoup plus compliqué…

Pourquoi est-ce plus compliqué pour les particuliers ?

Un particulier n’a pas toujours de repères, il se réfère souvent à sa propre expérience ou à celle de personnes de son entourage. Il y a plusieurs types de comportements. La personne qui se méfie de tout et qui essaie de ne prendre aucun risque sans savoir finalement à quoi elle est potentiellement confrontée. Il y a celle qui utilise tout n’importe comment… Il y a aussi la personne qui est en général attentive, pas forcément méfiante mais qui n’imagine pas ce qui peut lui arriver.  Bref, les gens sont souvent démunis et ne savent pas par où prendre le problème.

Par où faut-il commencer ?

On va partir du principe qu’il y a un antivirus à jour sur l’ordinateur. Avec Windows 10, l’antivirus est installé gratuitement par défaut. Il s’appelle Defender, il n’est pas obligatoire de s’abonner chez un autre éditeur de logiciel antivirus. Sur Macintosh, contrairement à ce que bien des personnes pensent, il faut un antivirus : il y a un nombre phénoménal de malwares, c’est-à-dire de logiciels malveillants qui s’installent sans le consentement de l’utilisateur : ils vont nuire à l’ordinateur sur lequel ils s’installent. Ces logiciels se greffent très bien sur un Macintosh contrairement à ce que dit la légende urbaine. Après cette règle de base, Il y a trois origines principales de risques : les emails, les logiciels téléchargés depuis Internet et certains sites Internet infectés qui peuvent éventuellement infester votre ordinateur si l’antivirus ne gère pas les malwares correctement. Un logiciel qui détecte très bien les malwares sur PC et Macintosh s’appelle Malwarebytes. Son usage est gratuit pendant un mois, qui peut être reconduit longtemps si l’on ne s’occupe pas des messages du type pensez à mettre à jour vers la version payante.

Comment repère-t-on un problème avec les emails ?

Dans certains emails, il y a des virus en pièces jointes qui sont en général détectés par les antivirus : pensez toujours à réfléchir avant d’ouvrir une pièce jointe d’un expéditeur inconnu ou presque et à activer les mises à jour automatiques des antivirus. S’il y a des options pour renforcer la protection contre les rançongiciels, activez-les. Passée cette protection, ce qui est risqué dans les emails, c’est ce que l’on appelle le phishing, ou hameçonnage ou  encore filoutage. Une technique qui consiste à faire croire que l’email provient de votre banque, de la Poste, de votre fournisseur d’accès à internet comme Orange, SFR ou Free, voire de votre hébergeur de site Internet, etc.  C’est ce qu’il y a de plus dangereux car cela vous invite à vérifier votre compte parce que vous êtes en découvert ou alors parce que le dernier prélèvement n’a pas pu être fait. Il vous demande donc de rentrer les caractéristiques d’accès à votre compte, y compris le mot de passe sur un faux site Internet.

Comment détecte-t-on un faux site Internet ?

C’est très simple, vous passez votre souris sur le lien sans cliquer et en surimpression s’affiche le vrai lien qui risque d’être déclenché… Et bien entendu, on découvre que ce qui était censé venir d’Orange ou de SFR n’a pas un lien direct vers le site mais quelque chose qui peut y ressembler, ou parfois ne rien avoir affaire avec. Faites aussi attention à l’orthographe dans le mail, le texte qui n’a pas forcément d’accents, etc. En cas de doute, supprimez ce mail. Si votre banque doit vous contacter et si c’est vraiment important, elle le fera autrement. Appelez-la au besoin. Attention, et j’insiste, parfois c’est très bien fait. Connectez-vous au vrai serveur de votre banque ou autre et bien souvent il y a un message en page d’accueil qui mentionne qu’une campagne de phishing est en cours et que vous devez faire attention.

Quels sont les autres risques ?

Bien souvent, vous voulez charger la dernière mise à jour d’un logiciel gratuit comme Adobe Reader, ou Adobe Flash, ou d’autres outils. Vérifiez toujours que l’adresse de téléchargement est sur un site avec une adresse commençant par https au lieu de http. Vérifiez également que vous êtes sur le site de l’éditeur, voire d’un site de référence pour le téléchargement comme 01Net, Clubic, ZDnet…

Des sites internet infectés ?

Le troisième grand risque est celui du site Internet infesté. Il peut vous diffuser un message dont vous n’arrivez pas à vous débarrasser vous indiquant que votre PC est infecté et qu’il faut appeler tel ou tel service payant pour vous aider. Une escroquerie de grande envergure en France a été détectée il y a quelques temps. Des millions d’euros ont été volés par des faux techniciens et des fausses pannes. Rester vigilant est une obligation mais il faut mémoriser que c’est l’utilisateur qui déclenche les actions. En cas de doute, débranchez la machine et contacter un professionnel ou un ami éclairé qui prendra les précautions nécessaires pour résoudre le problème.

 

Olivier Pavie

 

Valorconseil-paca.com

 

 

 

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Ecrans 8K, Oled et Micro-led

Alors que les écrans 4K se démocratisent dans les foyers, Olivier Pavie, consultant et formateur dans les Technologies, le Numérique et le Marketing Digital nous parle cette semaine des écrans de télévision 8K qui commencent à poindre le bout de leurs pixels. Alors pourquoi une telle nouveauté ?

Pourquoi du 8K ? Comme pour toute innovation, on peut se poser la question, mais ici, il faut voir les choses plus largement, ce qui est le cas de le dire. Certes la résolution 8K signifie 7680 pixels de large par 4320 pixels de haut. La 4K quant à elle signifie 3840 pixels de large pour 2160 pixels de haut. Le 8K est donc 4 fois plus de résolution que le 4K et du coup 16 fois plus que la HD.

Un ecran 8K Sony Full Led ZG9 en technologie classique LED avec un rétroéclairage LED complet, d'où l'appellation Full LED

A quoi cela peut-il servir ?

Pour l’instant la 8K est démonstrative ; il n’y a pas aujourd’hui de contenus disponibles dans cette résolution à part quelques-uns au Japon. Mais notez tout de même que cette résolution 8K signifie des images en 33 millions de pixels. Et là, vous constaterez que l’on trouve des appareils photo capables de prendre des photos jusqu’à une résolution de 50 millions de pixels comme les appareils reflex Canon 5DS et que beaucoup d’appareils photo haut de gamme ont une résolution d’au moins 30 millions de pixels. Les écrans 8K peuvent donc servir des besoins d’affichage très qualitatif, surtout en fonction de la technologie d’affichage utilisée, Oled ou micro-leds.

Technologie Oled ou micro-leds ?

Deux technologies de très grande qualité sont d’ores et déjà en concurrence pour l’affichage qui dépasse les classiques technologies LED. L’Oled est le plus connu. Originellement commercialisée par LG, la technologie Oled n’a pas besoin de ce que l’on appelle un rétroéclairage comme pour les écrans LED ou LCD qui utilisent des cristaux liquides. Chaque pixel ou point d’un écran Oled est ce qu’on l’on appelle auto-émissif. Chaque point agit en quelque sorte comme une lampe pouvant afficher toutes les couleurs possibles ou être éteinte. Ceci a pour résultat un noir parfait quand la lampe est éteinte alors qu’avec la technologie de rétroéclairage, il y aura toujours un halo de lumière qui arrivera à passer entre chaque point de couleur allumé ou éteint, ce qui ne permettra pas un contraste infini. L’Oled signifie Organic Light-Emitting Diode ou, en français diode électroluminescente organique. Le terme organique vient du fait que l’on travaille avec des matériaux issus de la chimie organique, c’est-à-dire de la chimie du carbone et de ses composés, naturels ou synthétique que l’on étudie au lycée.

Quelle différence avec les micro-leds ?


La technologie micro-leds est basée sur les leds ou diodes électroluminescentes. Les leds, ce sont des composants électroniques que l’on utilise depuis des décennies pour faire des voyants verts, rouges, jaunes dans les véhicules et sur plein d’équipements électroniques. On a tous une télévision qui a un voyant rouge allumé quand la TV est en veille. Bref, on le sait, depuis ces dernières, les usages des leds ont explosé avec l’arrivée des lampes à leds qui ont remplacé les lampes à incandescence, les lampes halogènes et les lampes fluo. Il y a même des lampes à leds qui changent de couleurs comme on le veut. Eh bien, les écrans micro-leds reprennent la même technologie mais pour faire des leds microscopiques de la taille d’une tête d’épingle. Si LG a pour fer de lance l’Oled, c’est Samsung qui a les micro-leds en fer de lance, à tel point qu’au CES de Las Vegas en 2019, Samsung a montré le premier écran 8K fait à partir de micro-leds.

Y aurait-il une bataille commerciale en préparation entre Samsung et LG ?

Samsung n’a jamais adopté l’Oled et a toujours poussé le concept du LCD le plus loin possible, notamment avec le Qled. LG a été le pionnier de l’Oled et a même réussi à fédérer Sony depuis près de 3 ans sur cette technologie, et même Panasonic y est passé ainsi que d’autres fabricants. Samsung est un géant qui va avoir lui aussi sa propre technologie d’autant plus concurrentielle de l’Oled qu’elle est plus fiable à long terme en matière de qualité des couleurs. Ce qui est intéressant, c’est quand même que les deux technologies vont pouvoir cohabiter car elles n’ont pas forcément que des applications concurrentes : on ne peut pas faire des écrans enroulables en micro-leds et en Old on ne peut par exemple pas faire des écrans ayant toutes les hauteurs et largeurs possibles et imaginables.

 

Bref, tant de choses encore à découvrir et à imaginer grâce à ces deux technologies. Le fait qu’elles soient utilisées en concurrence pour dynamiser la Télévision 8K n’est finalement qu’anecdotique.

 

Olivier Pavie avec la participation d’André Sanchis sur RCF Méditerranée

Note : la photo de l’écran 8K Sony Full Led ZG9 en technologie classique LED est avec un rétroéclairage LED complet, d’où l’appellation Full LED qu’utilise Sony. Ce n’est ni du Oled, ni du Micro-led.

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marketing digital : stratégie de contenu

Le contenu pour le marketing digital, un gain pour la visibilité : qualité du contenu obligatoireLe contenu sur Internet pour le marketing digital (chronique diffusée sur RCF)

Se faire connaître sur Internet et les réseaux sociaux, devenir une référence dans les recherches Google nécessite d’investir de plus en plus dans ce que l’on appelle le contenu. Décryptage de cette tendance dans le marketing digital.

Le contenu pour le marketing digital, de quoi s’agit-il et à qui cela s’adresse-t-il et surtout pourquoi faire ?

Commençons par le commencement . Le marketing, c’est un ensemble de stratégies à mettre en œuvre pour qu’une entreprise se montre pour mieux se vendre dans son domaine de compétences. On est donc dans un domaine qui va servir aux entreprises, aussi bien les TPE ou Toutes petites Entreprises – cela inclut les artisans, les PME et évidemment les grands comptes. Le marketing digital, c’est une des stratégies du marketing qui exploite tous les canaux et toutes les techniques liées au monde numérique ou au monde digital si vous préférez, c’est pareil, pour atteindre cet objectif de mieux se montrer, et, du coup, mieux se montrer sur son domaine de compétences. Cela va inclure des stratégies liées à Internet, aux réseaux sociaux, mais aussi des stratégies d’emailing, de publicité en ligne, etc.

Cela concerne-t-il aussi les professions libérales ?

Les professions libérales règlementées ne peuvent pas faire de la publicité, mais elles ont le droit d’avoir une stratégie de marketing digital et la stratégie de contenu pour le marketing digital est peut-être ce qu’il y a de mieux pour les professions libérales.

Qu’est-ce alors que le contenu et quel est son rôle ?

Entrons vraiment dans le vif du sujet ! C’est très intéressant ! Quand on entend contenu, on entend contenu multimédia, cela peut être des articles écrits, des photos, des vidéos ou tout cela en même temps. Et quand on met cela en perspective avec le marketing digital, cela veut dire que l’on va établir en définitive une stratégie de communication digitale basée sur un contenu de qualité qui va véhiculer l’image de l’entreprise, de l’artisan et également de la profession libérale.

Comment véhiculer cette qualité ?

Un contenu de qualité est fait par des professionnels, qu’ils soient internes à l’entreprise ou externes. Ils doivent être réalisés dans les règles de l’art en tant que médias, mais pas seulement… Ils doivent aussi être pensés pour être exploités au mieux sur les canaux de diffusion du marketing digital, à commencer par Internet, les réseaux sociaux, etc.

Je prends un exemple : si vous êtes une entreprise spécialisée dans un domaine très pointu, vous vous devez de réaliser un contenu qui va refléter cette expertise et les différents axes sur lesquels vous l’exploitez au profit de vos clients. Parfait. D’une part il ne s’agit pas de dire que vous êtes les meilleurs, il s’agit de le montrer : on est dans l’exemple, dans le comment vous le faites, avec qui vous l’avez fait.

Ensuite, il faut que le texte, s’il s’agit d’un texte ne soit pas fait comme une publicité mais comme une suite de preuves que vous avancez.

Enfin, il faut que le texte ne soit pas seulement traité comme un véritable article de journal avec une organisation bien structurée des idées, mais il faut en plus que la manière dont sont agencés certains mots relatifs à l’expertise de l’entreprise, de ses marchés, de ses clients soient judicieusement placés dans le texte à certains endroits pour faciliter le repérage de texte qualitatif pour un moteur de recherche comme Google.

Beaucoup d’entreprises ne pensent qu’aux Adwords, ces mots clé que Google vend pour mettre en avant des entreprises qui payent pour cela des milliers ou des dizaines de milliers d’euros par an, et parfois plus encore. Avec un contenu de qualité, vous améliorez votre positionnement sur les pages Google et vous n’êtes pas forcément obligé de payer des mots clé, sauf si cela a été pensé stratégiquement.

Quel complément pour la stratégie autour du texte ?

Si on revient à cette stratégie rapidement décrite pour du texte, elle ne suffit pas, elle doit s’accompagner de contenus de types photos et avant tout de photos. Vous verrez souvent dans des articles de médias sur Internet que pour un article qui est illustré par une vidéo, il y a systématiquement une photo extraite de la vidéo pour compléter les illustrations de l’article : sur Internet, une photo se documente et se référence très facilement et est du coup indispensable. ET comme on parle de photos et de vidéos de qualité : il est désormais fondamental de prendre des professionnels ou au moins des équipements professionnels pour réaliser tous ces travaux de mise en valeur de l’action de l’entreprise. La qualité jusqu’au bout !

Chronique Explorateur Numérique disponible en bas de cet article et sur RCF

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Révolution : nos ordinateurs 1000 fois plus rapides avant 2020 avec la mémoire 3D Xpoint

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Nos ordinateurs 1000 fois plus rapides avant 2020 ? Une technologie de rupture dans la structure des mémoires des ordinateurs va radicalement changer la manière dont ils vont être architecturés. La mémoire 3D XPoint de Intel et Micron au coeur de cette révolution commence à être produite en masse dès 2016…
Chronique audio en podcast au bas de cet article et sur RCF

Téléchargement de la chronique ici

 

Une mémoire vient d’être inventée par Intel et Micron, les deux plus grosses sociétés du monde dans le domaine des puces, des processeurs et des mémoires. Cette technologie qui va commencer à être produite en masse dès 2016 remet en cause l’architecture de fonctionnement des ordinateurs dans le fait qu’elle va permettre d’accéder à la mémoire habituellement stockée sur les disques durs avec une vitesse 1 Million de fois plus rapide, soit 1000 fois plus rapide que sur les mémoires flash comme les mémoires qui sont sur les clés USB ou les disques durs SSD. En plus, l’ensemble de cette mémoire est 1000 fois plus fiable que la mémoire des clés USB et des disques SSD.

En fait, Intel et Micron ont créé une mémoire non volatile qui va aussi vite que la mémoire vive habituelle des ordinateurs mais se trouve être bien moins chère et même moins chère que les moins chères des mémoires de type SSD. Cela veut dire que le processeur central, au lieu de travailler très vite avec 4 ou 8 go de mémoire vive, va travailler très vite avec des mémoires de 400 ou 800 Go ou 1,6 Tera octets. Cela veut dire que le processeur principal va travailler de concert avec le processeur graphique pour traiter en temps réel les énormes capacités d’informations qui peuvent par exemple composer un univers en 3 dimensions. Cela signifie que l’on va pouvoir développer des nouvelles façons d’accéder aux données pour les traiter dans tous les domaines dans lesquels sert un ordinateur, c’est-à-dire dans l’intégralité des métiers. Cela veut dire que pour traiter la modélisation d’une voiture entière en changeant quelques pièces, le temps de rendu prendra 1000 fois moins de temps et peut être encore moins de temps que cela : au lieu d’un mois de calcul, quelques minutes suffiront.

Les datacenters premiers clients

Pour moi, ce sont les datacenters et autres centres de calculs très gourmands en puissance de calcul et de mémoire qui vont investir massivement dans cette mémoire car cela va leur permettre d’augmenter leur temps de disponibilité, d’avoir moins de maintenance tout en augmentant les volumes de traitement de données sans changer la taille physique des bâtiments. Ils vont soit faire gagner des mois de travail à certains utilisateurs, soit permettre de travailler sur des sujets, notamment dans la médecine, qui n’auraient pas pu être traités avant des années. Des progrès fulgurants à attendre dans le domaine des gènes, de l’ADN, etc.

Comment cela a pu être réalisé…

Les chercheurs de chez Intel et Micron ont réinventé la mémoire avec une technologie de rupture. Elle remet en cause les autres types de mémoires parce qu’elle a été pensée autrement et que les progrès de la recherche ont permis de résoudre des problèmes insurmontables il y a encore quelques années. C’est la combinaison de ces deux atouts qui a permis de créer cette mémoire dont le nom s’écrit 3D XPoint et s’énonce 3D Crosspoint ; et si elle porte ce nom, c’est parce qu’elle est pensée non seulement pour être plus dense que les autres mémoires en termes de surface mais également parce qu’elle est capable d’empiler les couches en 3D sur plusieurs couches. Tout cela avec un mode de stockage des bits de données entièrement revu et corrigé. Ajoutons à cela que ce n’est que la première génération et que les prochaines générations de consoles de jeux vont transformer notre relation au jeu et à l’univers dans lequel elles nous ont habitué.

Pour finir, il faut comprendre que cette mémoire étant non volatile et 1 million de fois plus rapide que le disque dur, Windows, MacOS ou les consoles de jeux démarreront aussi vite que le temps d’appuyer sur le bouton de mise sous tension !

Olivier Pavie

 

 

 

 

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Explorateur Numérique sur RCF : Stratégie de mots de passe

olivier-pavieCette semaine, Olivier Pavie, consultant et écrivain/journaliste dans les nouvelles technologies alerte sur les dangers d’une mauvaise stratégie de mots de passe (écoutez le podcast à la fin de cet article).

Le chef de la CIA s’est récemment fait pirater des informations classées secret défense, comment cela est-il possible ? C’est tout simple. Les utilisateurs d’Internet n’ont pas encore compris que la plus grande sécurisation sur Internet tient déjà dans le ou les mots de passe qu’on utilise : tout est dans la stratégie de mots de passe !

Selon le jeune pirate qui a pu accéder à ces secrets d’état, il n’aurait utilisé que de l’ingénierie sociale, c’est-à-dire qu’il se serait renseigné sur le directeur de la CIA, les dates de naissance de ses proches, les prénoms, etc. pour trouver le mot de passe de son compte email. Imaginez que ce brave directeur de la CIA dont le développement de l’acronyme signifie quand même Central Intelligence Agency, c’est-à-dire Agence centrale de l’intelligence, sous-entendu des Etats-Unis, s’est contenté d’utiliser un mot de passe basé sur des informations personnelles.
Les gens pensent que c’est plus simple à retenir, et passez-moi l’expression, ceux sont ceux qui ne pensent pas plus loin que le bout de leur nez. Est-ce qu’ils confient le code de leur compte bancaire en ligne à n’importe qui ? Est-ce qu’ils n’ont pas appris par cœur leur code de carte bancaire pour payer chez les commerçants ? Est-ce qu’ils montrent à tout le monde la combinaison de leur cadenas à code ou de la désactivation de leur système d’alarme ? Vous rendez-vous compte qu’en tant que consultant j’ai eu à expliquer à des patrons d’entreprise que l’on ne met pas le mot de passe de son compte sur un post-it sur le bord de son écran… et eux de me répondre : « oui mais il est trop compliqué » !!!

Il faut que tout le monde comprenne que toutes les meilleures solutions de sécurisation informatique ne serviront à rien tant qu’il y aura ce que j’appelle des irresponsables. Et même si le mot est fort, c’est une évidence. Pour vous dire, j’ai demandé des décharges écrites à certains clients pour qu’ils me disent qu’ils étaient conscients des risques encourus à ne pas utiliser des mots de passe sécurisés ou à utiliser des mots de passe que plusieurs personnes connaissaient dans leur entourage !!!

Alors que faire pour avoir un bon mot de passe ? Un bon moyen de créer un bon mot de passe est par exemple d’utiliser une combinaison de lettres minuscules et majuscules et d’y accoler un code de carte bleue que l’on n’utilise plus, et bien entendu, cette combinaison de lettres n’a aucun lien avec des personnages proches ayant existé dans votre vie, et surtout pas abcd, xyz ou autre suite de lettres très employée. Par ailleurs, il est impératif de ne pas confier ce mot de passe à qui que ce soit. Autre idée complémentaire, si vous avez bien mémorisé ce mot de passe « sérieux », rien ne vous empêche d’en imaginer quelques variantes : les variantes peuvent être très simples à retenir sur un mot de passe complexe.

Comment fait-on alors si on doit autoriser quelqu’un à utiliser son compte à un moment donné ? Cette personne va connaître votre mot de passe… Il y a des moments où il faut confier son mot de passe. Dans le monde de l’informatique professionnelle, il y a des serveurs qui vont autoriser des personnes à accéder à telle information ou telle autre avec son propre compte, il y a aussi la possibilité de déléguer. Dans le monde personnel, il n’y a généralement qu’un seul moyen d’accéder au compte, c’est avec le nom du compte ou le numéro de compte quand il s’agit d’une banque, et à partir de là, on y ajoute le mot de passe que vous seul connaissez.

La seule solution quand on ne peut pas déléguer des droits à un autre compte consiste à changer momentanément son propre mot de passe pour permettre à cette personne d’accéder au compte. C’est le minimum requis pour garder la confidentialité sur votre meilleur système de défense contre le piratage des données, l’usurpation d’identité, … j’en passe et des meilleures.

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