Reconstruction de Notre-Dame de Paris : grâce au numérique ?

Reconstruction de Notre-Dame de Paris : grâce au numérique ?

Le numérique au secours de la reconstruction de Notre-Dame de Paris ? L’incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame le 15 Avril 2019 a été un choc et un drame. Ceci pour tous les chrétiens, et, globalement pour le monde entier, quelles que soient les croyances et opinions.

Notre époque et le numérique peuvent aider à la reconstruction de Notre-Dame plus rapidement. Olivier Pavie pose un regard optimiste sur la situation. Il montre que le monde du numérique et des nouvelles technologies contribuera à accélérer la renaissance de ce symbole universel.

Reconstruction de Notre-Dame , en quoi le numérique peut-il aider?

Reconstruction de Notre-Dame

Le sujet est vaste. Je ne vais pas rentrer dans les détails ni dans les choix qui s’offrent pour la reconstruction de Notre-Dame. Que ce soit avec d’autres matériaux, avec ou sans un concours d’architecte, etc. Pour commencer, comme il n’est pas possible de construire ou reconstruire sans des plans précis, on peut déjà parler des plans de la cathédrale telle qu’elle était. On peut garantir que jamais dans les 856 ans d’existence de ce monument commencé en 1163, achevé près de deux siècles plus tard, on n’a eu autant d’informations la concernant. Notre-Dame de Paris est aujourd’hui un des lieux les plus documentés. A commencer par les photographies numériques prises par les 13 millions de touristes qui viennent la visiter chaque année. Mais ce n’est pas tout, loin s’en faut.

Des scanners laser 3D utilisés pour Notre-Dame de Paris ?

Les travaux engagés récemment pour son entretien et sa sauvegarde ont nécessité d’être réalisés sur la base de relevés géométriques et structurels utilisant les dernières technologies. On parle ici de méthode classique de relevé mais aussi de scanner laser 3D. Il y a parfois des initiatives et concours de circonstances qui peuvent amener leur pierre à l’édifice si je peux dire. En 2010, Andrew Tallon, historien de l’art spécialiste de la représentation et de l’analyse architecturales par scanographie laser et dans l’architecture gothique avait entrepris la numérisation au laser 3D de l’intérieur et de l’extérieur de Notre Dame.

Un heureux hasard ?

Ce n’était pas vraiment un hasard. Cet historien malheureusement décédé en novembre 2018 à l’âge de 49 ans s’était résolument spécialisé dans l’art gothique français et sur les cathédrales. Il a numérisé plusieurs d’entre elles en France mais aussi à l’étranger, notamment la cathédrale de Canterbury en Angleterre. Il a publié un ouvrage sur Notre Dame de Paris en 2013 co-écrit avec un autre historien, Dany Sandron. En voici d’ailleurs le sujet : « à travers de saisissantes images de synthèse, réalisées grâce à un relevé au laser en trois dimensions, cet ouvrage retrace visuellement les moments-clés de la construction de la cathédrale, puis les remaniements dont elle a été l’objet, jusqu’à la grande restauration de Viollet-le-Duc et Lassus au XIXe siècle. »

Un ouvrage intéressant sur la construction de Notre-Dame au cours des siècles

Cet ouvrage marquait le 850 ème anniversaire de la cathédrale. La précision de la numérisation qu’avait entrepris Andrew Tallon est de 5 mm. La cathédrale ainsi digitalisée a permis de collecter plus d’un milliard de points de référence pour toute la structure. Mais ce n’est pas tout pour ce qui concerne la numérisation. L’éditeur français de jeux vidéo Ubisoft avait entièrement digitalisé la cathédrale en 2014 pour la rendre la plus réaliste possible dans un de ses jeux.

Des éléments suffisants ?

Plus il y a d’informations, mieux c’est. Il y a de nombreux plans de la cathédrale qui ont été faits par morceaux pendant des années. Ce que l’on sait c’est que l’intégralité du relevé de la charpente a été entrepris en 2014 par Rémi Froment et Cédric Trentesaux, deux architectes, et que cela leur a pris deux ans. Quelle que soit la méthode de reconstruction envisagée, y compris à penser à refaire une charpente, par exemple en titane, comme l’a évoqué le célèbre architecte Jean-Michel Wilmotte en indiquant que c’est un matériau moderne, léger et extrêmement solide, on sait exactement et très précisément où se situent les appuis et points d’ancrage de toute la structure, en espérant toutefois qu’un minimum de pierres aient souffert de la chaleur des flammes car le calcaire dont sont faites les pierres a pour inconvénient de ne pas supporter des température trop élevées.

Optimisme pour Notre Dame de Paris

Tout montre que l’on peut être optimiste pour Notre Dame. Nous avons la volonté, nous avons les plans, nous avons le choix dans les projets et matériaux, nous avons les talents et le monde entier participe au financement d’une manière que l’on n’a jamais vue sur terre.

 

Chronique audio diffusée sur RCF le 23 avril 2019

 

 

Sources :

https://www.usinenouvelle.com/editorial/le-numerique-peut-il-venir-au-secours-de-la-cathedrale-notre-dame.N832175

https://www.lemoniteur.fr/article/notre-dame-de-paris-devoile-son-ossature.590209

https://www.youtube.com/watch?v=VAMGRBGU9Js

https://www.amazon.fr/Notre-Dame-Paris-Dany-Sandron/dp/2840967685 

 

Continuer la lecture...

La blockchain, de la monnaie aux services

La blockchain, de la monnaie aux services

Peu de gens ont entendu parler de la Blockchain... A part certaines entreprises et des personnes ayant l'habitude de la finance... Mais si on vous parle du Bitcoin ? Cela devrait résonner aux oreilles de beaucoup de monde. Portrait d'une technologie qui risque de changer le monde dans tous les domaines

Combien de technologies vous présenter comme pouvant changer le monde ? Difficile à dire, il y en a tellement dans tellement de domaines… C'est le jeu de l'avenir des startups, de la finance, des petites et grosses entreprises et l'évolution de l'humanité… La blockchain est déjà un phénomène. Il y a à ce jour près de 200 milliards de dollars de capitalisation rien qu'en capitalisation financière. On peut découvrir ce qu'il en est au jour le jour sur le site coinmarketcap.com. Le fameux Bitcoin occupe la première place avec la moitié de la capitalisation. L'Ethereum est à la seconde avec 20 milliards. Les 98 monnaies totalisent les 80 milliards suivants. Ça c'est le côté cryptomonnaies.  Mais ce n'est que la partie qui émerge de l''iceberg.

La Blockchain peut servir à autre chose ?

Je vais vous expliquer le principe. La Blockchain rebat les cartes du tiers de confiance et de l'intermédiaire en général. Elle touche donc à tous les secteurs d'activité. Les banques et services financiers en premier, mais cela est en réalité beaucoup plus vaste. Tout le secret de la blockchain réside dans le fait qu'il s'agit d'un registre comme on en faisait en papier avant. Un registre dans lequel tout est enregistré mais cette fois avec quelque chose de fondamentalement nouveau. Le principe théorique de la Blockchain, c'est qu'il s'agit d'une base de données hautement sécurisée par chiffrement – ce que l'on appelle aussi le cryptage - entièrement décentralisée et distribuée sur le réseau sans appartenir en majorité à une compagnie ou une personne en particulier.

Comment la blockchain peut-elle être aussi sécurisée?

A cela on ajoute que la moindre transaction est enregistrée puis stockée pour toujours en sachant qu'on ne peut pas créer une transaction qui ne dépende pas de celle d'avant où qu'elle soit dans le monde. La trace est indélébile. La blockchain n'appartient pas à une personne ou une compagnie grâce à une gestion spécifique de la preuve d'un consensus distribué sur l'ensemble des acteurs : pas possible d'enregistrer une transaction sans qu'il y ait acceptation par une majorité. Or il y a plusieurs technologies ou principes fondamentaux qui peuvent être utilisés. On parle de preuve de travail dans le cas de l'ancêtre, le Bitcoin qui date de 2009 et de preuve d'enjeu dans l'Ethereum.

On parle beaucoup d'argent dans cette blockchain, mais à quoi cela peut-il servir d'autre ? On peut créer des blockchains qui n'ont pas forcément besoin d'un consensus ouvert au public comme pour une cryptomonnaie. On peut imaginer d'utiliser une blockchain pour tracer des biens de valeur, pour tracer l'origine d'aliments depuis la production jusqu'à la consommation, gérer des contrats d'assurance, tracer les diamants, tracer les pièces détachées d'origine, authentifier un serveur informatique, etc.

La raison principale de ce changement de technologie, c'est le gouffre énergétique que représente la technologie du Bitcoin qui requiert beaucoup de ressources informatiques pour être tout ce qu'elle est. Le problème de la preuve d'enjeu est qu'elle est un peu moins fiable que la preuve de travail. Des monnaies comme PeerCoin et Decred utilisent une technologie hybride. Mais la Blockchain peut servir à beaucoup d'autres choses. Disons que si on ne parle plus d'argent, on comprend facilement l'importance de la fiabilité de la blockchain dans les transactions.  C'est à partir de là que l'on peut mieux comprendre que cette bonne technologie permet d'envisager toutes sortes d'outils de gestion sécurisés et infalsifiables. On peut envisager du coup un usage pour certifier des documents importants comme des actes notariés, des actes d'état-civil.

Est-ce compliqué pour une entreprise ou une autorité de mettre une blockchain en place ?

On peut créer des blockchains qui n'ont pas forcément besoin d'un consensus ouvert au public comme pour une cryptomonnaie. On peut imaginer d'utiliser une blockchain pour tracer des biens de valeur, pour tracer l'origine d'aliments depuis la production jusqu'à la consommation, gérer des contrats d'assurance, tracer les diamants, tracer les pièces détachées d'origine, authentifier un serveur informatique, etc. On pourrait imaginer que cela s'avère compliqué, mais avec ce qui existe en matière des services sur Internet aujourd'hui avec le Cloud, on trouve des environnements de blockchain prêts à l'emploi si je puis dire. Par exemple, Microsoft a déployé sur son service Azure un kit de développement de blockchain. On voit que l'usage n'est plus du tout dans un domaine utopique.     https://coinmarketcap.com/
Continuer la lecture...

Les assistants vocaux

Les assistants vocaux

En 2018, il s’est vendu des millions d’assistants vocaux dans le monde : à quoi servent-ils, comment fonctionnent-ils. Pourquoi sont-ils un gros sujet ?

On les trouve dans tous les magasins tels que la Fnac, Darty, Boulanger, sur les sites Internet, etc. Ils existent sous plusieurs formes. Ils fonctionnent de manière autonome ou avec les systèmes Echo d’Amazon, Google Assistant de Google, Apple HomeKit… On peut même en fabriquer soi-même pour quelques euros…

Qui sont ces assistants vocaux ?

Les assistants vocaux sont des appareils équipés de micros qui écoutent en permanence en attendant un ordre. Ils ne se déclenchent que selon une commande vocale précise. Par exemple, avec Echo d’Amazon, si on est abonné à Spotify ou Amazon Musique, on va parler à Alexa. « Alexa, joue-moi la boîte de Jazz de Michel Jonasz ». Alexa est le mot déclencheur. L’assistant vocal répond, voici la boîte de Jazz de Michel Jonasz sur Amazon Music. Le but de ces assistants est de simplifier la vie des utilisateurs. Et cela sans qu’il y ait à sortir sa tablette ou son smartphone pour commander des actions.

Cet usage est-il trivial ?

On pourrait croire que ces appareils puissent être triviaux. C’est à la fois vrai et faux. En effet, il faut voir que les actions ne s’arrêtent pas à jouer de la musique ou lancer une station de radio. On peut par exemple allumer des lampes dans des pièces. Il suffit d’une commande du genre Alexa, allume la lampe du salon. On peut aussi dire : » Alexa, diminue l’intensité de la lampe du salon, etc ». Pour cela il faut évidemment qu’il y ait des lampes connectées dans la maison… Amazon Echo, Google Home et Apple HomeKit pilotent les lampes connectées Philips Hue.

La maison connectée peut-elle vraiment être pilotée par la voix ?

Pour la maison globalement connectée, on en est encore aux balbutiements. Et surtout il y a encore peu d’acteurs. Mais on peut déjà piloter le chauffage dans chaque chambre. Il y a déjà les produits NetAtmo, assez chers, mais aussi la marque Tado, Nest, et d’autres à venir. On reviendra sur cette maison connectée dans une autre chronique, il y a plein de choses à dire.

Assistants vocaux, quelles fonctions ?

Si je reviens sur le rôle des assistants vocaux et leurs fonctions, il y en a plein. Elles peuvent être utilisées au quotidien. Les assistants utilisent une technologie d’intelligence artificielle pour reconnaître et comprendre ce que vous demandez. Les demandes peuvent aller depuis demander une traduction d’un mot voire une phrase d’une langue à une autre. On peut aussi demander le flash info d’actualité ou de météo locale et nationale. Si vous demandez de raconter une blague, ça marche aussi. Vous vous posez des questions sur ceci ou cela, ça répond ! Rappeler les anniversaires et les rendez-vous d’affaires est possible. Il y a encore créer une « todo list » ou « liste de choses à faire » pour la semaine à venir, etc.

Les fonctions peuvent-elles s’étendre ?Assistants vocaux : Enceinte portable JB Link 10 Blanche avec Assistant Google integre

Il y a même des extensions possibles fournies par des éditeurs de services. C’est là qu’on va trouver les passerelles vers la maison connectée, mais pas que… Il y a aussi les fournisseurs de musique en ligne, les billetteries de spectacles, etc. La liste des services est très longue. Autant que celle que l’on peut trouver sur l’App Store d’Apple. Il y en a également sur le Google Play. Il s’agit d’applications pour les matériels de type tablettes, smartphones et même petits portables sous Android.

Concrètement, comment se présentent ces assistants ?

Sur un point de vue pratique et technique, les assistants vocaux se présentent de deux façons. La version la moins chère se présente comme des petites boîtes munies d’un microphone et de quelques boutons. Dessus, on trouve aussi des sorties audio pour les brancher. Soit en entrée d’une chaîne Hifi. Soit en entrée sur une enceinte connectée avec la possibilité de se connecter en Bluetooth. La seconde manière dont cela se présente, c’est aussi sous la forme d’enceintes connectées. Elles intègrent cette fois l’assistant vocal, c’est le cas de certains produits chez Google, Apple et Amazon.

Peut-on en créer soi-même ?Les assistants vocaux

Ce qui est intéressant, c’est qu’il y a aussi les assistants vocaux que l’on peut s’amuser à créer soi-même. Cela se passe à partir de petites cartes électroniques et de programmation. Le magazine Programmez que l’on trouve en kiosque, dans son Numéro 227 de Mars 2019, titre sur les assistants vocaux. Vous comprendrez la manière de les faire soi-même et de les programmer.

En bref, si déjà on aime tester et s’amuser

Si on est fan de technologies, on trouve des assistants chez Amazon à partir d’une trentaine d’euros. C’est amusant et simple à mettre en œuvre. Avec les propositions d’abonnements gratuits, par exemple pour 15 jours à un service en ligne du genre Amazon Premium Music, il faut juste s’assurer que l’on ne vous abonne pas malgré vous. Si vous ne dites pas oui, quand on vous pose la question, ils ne le font pas. Mais jeter un œil sur son compte n’est pas forcément inutile.

Astuce intéressante, un assistant vocal simple, sans enceinte peut servir à transformer la chaîne HiFi en enceinte connectée bluetooth.

 

Continuer la lecture...

Maison connectée : quelles technologies ?

Tout a changé pour la maison connectée depuis que les Box des opérateurs se sont installées dans tous les foyers. Les réseaux s’interconnectent, chacun adapté à des usages très appropriés.

Dans la maison connectée, il y a des technologies différentes de réseaux . Il y a des technologies connues comme le WiFi. Il existe en plusieurs normes qui relie les équipements les plus voraces en débits de données.  Notamment pour la vidéo. Il y a ceux plus dédiés à des connexions de type audio comme le Bluetooth. Enfin, il y en a dédiées aux objets connectés. Elles ne demandent pas beaucoup de transfert d’informations mais requièrent absolument de l’économie d’énergie. On y trouve Zigbee et Zwave.

Complexe la maison connectée ?Maison connectée : Pont ZigBee Philips Hue

Pas si complexe qu’on pourrait le penser cette maison connectée… Il faut comprendre que si la commande d’un objet connecté consomme un peu trop quand il s’agit de faire des économies d’énergie de chauffage ou de lumière, il n’est pas intéressant de l’utiliser. Surtout quand on commence à vouloir économiser sur les économies de lumière avec des lampes à Led. Elles qui consomment 10 à 15 fois moins que des lampes à incandescence pour la même quantité de lumière ! Imaginez que pour économiser 1 heure d’allumage d’une lampe à Led il faille consommer la même chose en 10 heures par l’outil de commande ! Toutes les dix heures, sans que vous n’ayez besoin de la lumière, vous aurez consommé autant d’énergie que si elle était allumée pendant une heure ! Du gaspillage programmé !

Du gaspillage programmé ? Sauf si…

La technologie Zigbee par exemple utilisée par Philips dans ses lampes Hue et Ikea dans ses lampes Trådfri est capable de travailler pendant plusieurs années avec une simple pile. Avec la même pile, la technologie Bluetooth Basse énergie ne travaillera que quelques jours. Et toujours avec la même pile, la technologie Wifi n’émettra que quelques heures. Ce qu’il faut, c’est que ces technologies puissent travailler ensemble. Ce qui est le cœur du problème, ou plutôt de la solution… Il existe en effet ce que l’on appelle des ponts entre toutes ces technologies. C’est une peu de la même manière qu’un smartphone. Il sait travailler avec le réseau WiFi et le réseau de téléphonie GSM, 3g ou 4G et bientôt la 5G.

Le sans-fil pour la maison connectée ? Une bonne solution

Toutes les technologies citées précédemment sont sans fil. Dans un appartement, dans bien des cas, rien de compliqué. Il y a la box qui distribue le WiFi… Et pour un pont vers des technologies Zigbee, il y a un « pont » qui va être connecté à la box. Ceci fera que tout ce qui se commande en Wifi à partir d’un ordinateur, d’une tablette ou d’un smartphone se transfèrera via le pont Zigbee vers les appareils connectés. Le Zigbee offre une technologie très sophistiquée. Elle est capable de dialoguer en simultané avec plusieurs appareils. Mieux ! Elle peut se servir de certains appareils connectés pour relayer les informations vers des appareils qui ne seraient pas accessibles par les ondes émises par le pont. C’est ce que l’on appelle la technologie Mesh.

Tous des équipements compatibles ?

La compatibilité dépend de la technologie utilisée… Si les équipements sont Zigbee, ils vont utiliser les spécifications de la technologie, et ce qui a fait émerger ces technologies sur les 10 dernières années, c’est le fait qu’il y avait un consensus sur l’intérêt de chaque industriel à accepter cette compatibilité. La même idée qui a fait en son temps le succès du PC qui avait tué dans l’œuf des centaines d’autres idées propriétaires. Néanmoins, cette fois, le Zigbee n’a pas été pensé pour être le plus petit commun dénominateur en excluant le meilleur au profit du service de base. Il est ouvert à toutes les propositions qualitatives et peut se commander par tout type de pont qui respectera la norme au moins pour un service donné. Par exemple, pour des lampes, il y a une compatibilité avec toutes les marques de lampes qui respectent la norme, même si elles n’ont pas toutes les mêmes fonctionnalités : on voit cela avec les lampes Philips Hue, Osram , Ikea et quelques autres. Pareil avec les robinets thermostatiques sur les chauffages à base d’eau chaude ou le pilotage de radiateurs électriques.

Pour conclure, rapidement, on peut faire des choses assez proches avec la technologie Zwave nettement moins sophistiquée et pas pour autant moins chère.

Olivier Pavie

 

 

Continuer la lecture...

Cyberattaques : réflexes de base pour se protéger

Face à la recrudescence des cyberattaques auprès des entreprises et des particuliers, Olivier Pavie, consultant et formateur dans les Nouvelles Technologies, le Numérique et le Marketing Digital nous donne quelques conseils sur les premiers réflexes à acquérir afin de ne pas se faire piéger systématiquement.

Les risques de cyberattaques augmentent d’année en année. Pour les entreprises, le potentiel de risque d’une cyberattaque ne peut plus être négligé. Chacune d’entre elles doit en prendre conscience et imaginer les risques qu’elle prend à ne pas y songer. Elle se fait souvent accompagner pour préparer cela, mais il y a encore bien des négligences. Pourtant, entre l’audit et les formations professionnelles, il y a de quoi être informé, conseillé et formé. Pour un particulier, en revanche, c’est beaucoup plus compliqué…

Pourquoi est-ce plus compliqué pour les particuliers ?

Un particulier n’a pas toujours de repères, il se réfère souvent à sa propre expérience ou à celle de personnes de son entourage. Il y a plusieurs types de comportements. La personne qui se méfie de tout et qui essaie de ne prendre aucun risque sans savoir finalement à quoi elle est potentiellement confrontée. Il y a celle qui utilise tout n’importe comment… Il y a aussi la personne qui est en général attentive, pas forcément méfiante mais qui n’imagine pas ce qui peut lui arriver.  Bref, les gens sont souvent démunis et ne savent pas par où prendre le problème.

Par où faut-il commencer ?

On va partir du principe qu’il y a un antivirus à jour sur l’ordinateur. Avec Windows 10, l’antivirus est installé gratuitement par défaut. Il s’appelle Defender, il n’est pas obligatoire de s’abonner chez un autre éditeur de logiciel antivirus. Sur Macintosh, contrairement à ce que bien des personnes pensent, il faut un antivirus : il y a un nombre phénoménal de malwares, c’est-à-dire de logiciels malveillants qui s’installent sans le consentement de l’utilisateur : ils vont nuire à l’ordinateur sur lequel ils s’installent. Ces logiciels se greffent très bien sur un Macintosh contrairement à ce que dit la légende urbaine. Après cette règle de base, Il y a trois origines principales de risques : les emails, les logiciels téléchargés depuis Internet et certains sites Internet infectés qui peuvent éventuellement infester votre ordinateur si l’antivirus ne gère pas les malwares correctement. Un logiciel qui détecte très bien les malwares sur PC et Macintosh s’appelle Malwarebytes. Son usage est gratuit pendant un mois, qui peut être reconduit longtemps si l’on ne s’occupe pas des messages du type pensez à mettre à jour vers la version payante.

Comment repère-t-on un problème avec les emails ?

Dans certains emails, il y a des virus en pièces jointes qui sont en général détectés par les antivirus : pensez toujours à réfléchir avant d’ouvrir une pièce jointe d’un expéditeur inconnu ou presque et à activer les mises à jour automatiques des antivirus. S’il y a des options pour renforcer la protection contre les rançongiciels, activez-les. Passée cette protection, ce qui est risqué dans les emails, c’est ce que l’on appelle le phishing, ou hameçonnage ou  encore filoutage. Une technique qui consiste à faire croire que l’email provient de votre banque, de la Poste, de votre fournisseur d’accès à internet comme Orange, SFR ou Free, voire de votre hébergeur de site Internet, etc.  C’est ce qu’il y a de plus dangereux car cela vous invite à vérifier votre compte parce que vous êtes en découvert ou alors parce que le dernier prélèvement n’a pas pu être fait. Il vous demande donc de rentrer les caractéristiques d’accès à votre compte, y compris le mot de passe sur un faux site Internet.

Comment détecte-t-on un faux site Internet ?

C’est très simple, vous passez votre souris sur le lien sans cliquer et en surimpression s’affiche le vrai lien qui risque d’être déclenché… Et bien entendu, on découvre que ce qui était censé venir d’Orange ou de SFR n’a pas un lien direct vers le site mais quelque chose qui peut y ressembler, ou parfois ne rien avoir affaire avec. Faites aussi attention à l’orthographe dans le mail, le texte qui n’a pas forcément d’accents, etc. En cas de doute, supprimez ce mail. Si votre banque doit vous contacter et si c’est vraiment important, elle le fera autrement. Appelez-la au besoin. Attention, et j’insiste, parfois c’est très bien fait. Connectez-vous au vrai serveur de votre banque ou autre et bien souvent il y a un message en page d’accueil qui mentionne qu’une campagne de phishing est en cours et que vous devez faire attention.

Quels sont les autres risques ?

Bien souvent, vous voulez charger la dernière mise à jour d’un logiciel gratuit comme Adobe Reader, ou Adobe Flash, ou d’autres outils. Vérifiez toujours que l’adresse de téléchargement est sur un site avec une adresse commençant par https au lieu de http. Vérifiez également que vous êtes sur le site de l’éditeur, voire d’un site de référence pour le téléchargement comme 01Net, Clubic, ZDnet…

Des sites internet infectés ?

Le troisième grand risque est celui du site Internet infesté. Il peut vous diffuser un message dont vous n’arrivez pas à vous débarrasser vous indiquant que votre PC est infecté et qu’il faut appeler tel ou tel service payant pour vous aider. Une escroquerie de grande envergure en France a été détectée il y a quelques temps. Des millions d’euros ont été volés par des faux techniciens et des fausses pannes. Rester vigilant est une obligation mais il faut mémoriser que c’est l’utilisateur qui déclenche les actions. En cas de doute, débranchez la machine et contacter un professionnel ou un ami éclairé qui prendra les précautions nécessaires pour résoudre le problème.

 

Olivier Pavie

 

Valorconseil-paca.com

 

 

 

Continuer la lecture...